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Actualités

DU CONTRESENS, ce chef-d'oeuvre de P.-E. Dauzat, est à nouveau disponible !

dimanche 3 août 2025

"Du Contresens" sera désormais une référence incontournable pour qui s’interroge sur la langue, sa transmission, ses trahisons, et ses fruits imprévus. Dans la présente somme (800 pages confondantes d’intelligence et d’érudition), Pierre-Emmanuel Dauzat se garde bien d’infliger au lecteur un catalogue : il montre tout au contraire comment le contresens, a pu être aussi nocif (volontairement ou non) que fécond, et qu’une fois admis dans des textes canoniques son influence a pu aller jusqu’à faire jurisprudence. Car les langues humaines sont inégales devant la traduction, la structure même de certaines d’entre elles (comme l’hébreu) permettant des « jeux de sens », tandis que d’autres (les latines par exemple) obligent à choisir et renvoient nécessairement à l’exégèse. On verra comment les contresens s’avèrent parfois nécessaires, au point que des interprétations fondées sur une traduction exacte ou une version inexacte aboutissent aux mêmes conclusions ! Dans l’ordre plus général de la culture, tous les idiomes n’accordent pas du reste le même crédit à la « translation », et le thème du contresens apparaît alors indissociable de l’interdit frappant parfois la traduction, cet interdit étant lié à la peur de la « conversion » religieuse… L’ampleur déjà prodigieuse de cette étude s’étend enfin au contresens dans la peinture, la musique et le roman, où joue encore à plein la fécondité du contresens. S’il contrarie le sens premier, il faut reconnaître au contresens le mérite d’ouvrir un sens dont la clôture est souvent prématurée. La « pratique » du contresens apparaît alors comme un exercice de patience doublé d’une éthique de lecture, un chemin nécessaire vers l’inévitable retour à l’original contre la glorification du passage que prétend être la traduction.

L'Académie couronne ARCADES AMBO !

mardi 22 juillet 2025

L'Académie couronne par un "Prix d'Académie" (médaille de vermeil) les auteurs du Dictionnaire raisonné des devises !
Honneur à eux !

A paraître en septembre :

jeudi 17 juillet 2025

Un volume bilingue, anglais-français : TRAVELS AROUND MY HOME de Michael Taylor, traduit par Pascal Riou.

Important : Nouveaux tarifs pour l'Etranger

lundi 7 juillet 2025

A la suite de la privatisation de la Poste et de l'abolition du tarif "Livres et brochures" (naguère destiné à soutenir la diffusion de la culture française...), nous allons devoir augmenter les frais de port pour l'étranger. 
Au lieu de 2,99 euros, nous demanderont désromais 9,70 euros. 
Nous en sommes désolés pour nos clients étrangers ou résidant hors de France, mais il nous est impossible de faire autrement (sauf à fermer boutique !). 
Merci à tous de votre compréhension.  

"Un mémorialiste niçois de haute volée…"

mercredi 25 juin 2025

Thomas Moralès, auteur de "Et maintenant, voici venir un long hiver..."  et de "Tendre est la province", salue très joliment les Mémoires écrits sur l'eau de Michel Orcel dans "Causeur". On le remercie chaleureusement.

"Il existe aujourd’hui un esthète « méconnu » du grand public, il s’appelle Michel Orcel, les amateurs connaissent son érudition et la portée de son onde poétique. En 2020, il a été couronné du Grand Prix de poésie de l’Académie française. Insaisissable Marseillais né en 1952, il a été multiple, à la fois maître de conférences à l’Université, écrivain, éditeur, traducteur, exégète de Leopardi et psychanalyste. Il nous propose dans une splendide édition ses Mémoires écrits sur l’eau chez Arcades Ambo. Cette littérature exigeante qui pousse loin l’introspection est l’œuvre d’un honnête homme."

LE MONDE DES RELIGIONS recommande chaudement le génial essai de notre ami Yves Lepesqueur, "L'islam et l'ordre du monde".

samedi 21 juin 2025

LE MONDE DES RELIGIONS recommande chaudement le génial essai de notre ami Yves Lepesqueur, "L'islam et l'ordre du monde".
« L’Islam & l’ordre du monde », d’Yves Lepesqueur (Arcades Ambo, 740 pages,) Sept cent quarante pages, c’est long. Mais c’est peu quand c’est l’œuvre d’une vie et que l’enjeu consiste à saisir la substance d’une civilisation. Yves Lepesqueur − nom de plume d’un ancien diplomate – a passé cinq décennies à lire et à arpenter le monde musulman, du Nigeria à l’Arabie saoudite. Dans le sillage des grands orientalistes français, comme Jacques Berque (1910-1995) et Henry Corbin (1903-1978), il propose un essai, au sens propre du genre, dans lequel une plume alerte sert une érudition jamais pesante, mais dont les 1 460 notes signalent l’ampleur. L’architecture qui porte sa réflexion tient en deux mots : l’islam est un « monothéisme cosmique ». A la diférence du christianisme, focalisé sur la lutte contre le mal et qui introduit la notion de progrès dans l’histoire, l’islam est une « religion du salut dans un monde en ordre ». Aux lectures paresseuses le résumant à un légalisme appauvri, Yves Lepesqueur étaie l’hypothèse − convaincante – d’un monothéisme entretenant une « paradoxale afnité » avec le polythéisme et, en particulier, les néoplatoniciens de la fin de l’Antiquité, comme Plotin (205-270). Lire aussi l’entretien | « En islam, les penseurs d’une nouvelle théologie ont entamé un travail de refondation révolutionnaire » Si le salut est placé au premier plan, son « socle solide » tient dans une métaphysique plaçant l’amour au centre de tout, comme force mouvant l’univers. Le cœur mystique de l’islam incarnerait l’expression la plus aboutie de cette célébration amoureuse de l’ordre cosmique. Yves Lepesqueur lit alors toutes les grandes réalisations de cette civilisation comme vouées à magnifier cette perfection, et consacre des pages passionnantes à l’art, à l’architecture, aux sciences et au droit. Y. B.